Vient de paraître aux Editions du Bien Commun, groupe Téqui
Le malaise collectif en France est grand. Le besoin de nouveauté évident. Pourtant on ne décolle pas au-delà la libération sauvage de la parole à la base. Pourquoi, au-delà des hommes et de leurs limites ?
C’est à mon sens parce qu’on sous-estime grandement l’ampleur du changement à opérer. Il ne s’agit en effet pas de simples rapports de force entre des idées ou des équipes, mais de renverser les structures de pensée dominantes depuis des siècles.
Face aux impasses du paradigme actuel, quelques enseignements de la pensée classique à l’usage de ceux qu’on appelle la droite, et des autres.
Suite de la présentation...
On connaît la thèse de S. Huntington fondée sur la dominante future des « conflits de civilisation ». Elle suppose non seulement que plusieurs grandes civilisations garderont une forte spécificité mais surtout que c’est leur différence qui sera le facteur principal déterminant à l’avenir la logique des conflits. La réflexion montre que cela ne va pas de soi, mais qu’il y a derrière une intuition intéressante.
Le fait est que la spécificité des nations et civilisations se maintiendra voire se renforcera plus qu’on tend à le penser. Mais d’un autre côté, ce qui structurera les rapports de force entre pays, loin d’être cette spécificité des civilisations, sera comme de temps immémorial la rivalité des puissances. Et si la dimension culturelle contribuera certainement à ces conflits, ce sera sous une autre forme que la civilisation : celle de l’idéologie.
Publié sur le site de Géopragma
Suite…
Tout le monde parle de réduire les inégalités. Et on s’offusque de leur remontée depuis 30 ans, effectivement frappante dans la plupart des pays - quoique moins en France.
Mais ce qu’on fait rarement, c’est regarder les faits en perspective historique. La question apparaît alors bien plus difficile que toutes les bonnes intentions ne le laissent supposer.
Publié dans L’incorrect N° 19 avril 2019
Suite….
Parler du monde de demain comme d’un monde multipolaire est devenu courant. Mais en même temps le principal rival à l’hégémonie américaine lentement déclinante est la montée spectaculaire de la Chine. Alors, bipolarité ou multipolarité ? En fait, complexité et hétérogénéité.
Article publié le 4 mars 2019 sur le site de Géopragma
Suite
Petite analyse de la crise à ce jour (10 décembre), parue sur l’Homme nouveau.
suite…
Cet article a donné lieu à une intervention au débat sur Sud Radio lundi 17 décembre 2018 (voir ci-dessous Conférences et émissions).
Le feuilleton Brexit est loin d’être terminé ; au Royaume dit Uni, il tourne même au psychodrame. Mais dès maintenant, quelques leçons peuvent cependant être tirées.
On peut par exemple être tenté de conclure qu’une sortie de l’Union européenne s’avère irréalisable, ou proche du tour de force. Mais la réponse me paraît être que non.
On peut penser aussi que l’Europe sort gagnante de la négociation. Mais il y a aussi des victoires à la Pyrrhus.
Suite…
L’ampleur de la réaction contre les hausses de la fiscalité de l’essence montre la sensibilité de l’opinion sur ces sujets. Ne pas l’avoir prévu témoigne de l’éloignement de nos dirigeants.
Dans mon coin à la campagne, en Ardèche, la vie sans voiture est devenue impossible. Si on n’en tient pas compte, on n’a rien compris à la vie réelle des gens, et donc à la vraie politique.
Suite...
Le royaume d’Arabie saoudite est à nouveau sur la sellette. Ou plutôt devrait l’être. Il faut dire qu’il met les bouchées doubles dans le genre bizarrerie révoltante, sans pour autant susciter plus qu’une réprobation limitée. Comme si dans son cas le réflexe naturel de condamnation indignée si cultivé par nos médias se trouvait étrangement étouffé par un tabou.
Pourtant cet étrange royaume de rentiers milliardaires et fanatisés devrait susciter l’étonnement de notre époque si prompte à s’indigner.
Et tant d’argent pourrait être tellement mieux utilisé…
Suite…
La querelle télévisée entre E. Zemmour et H. Sy a enflammé les réseaux sociaux. L’une s’offense qu’on critique son prénom sénégalais, l’autre lui recommande un prénom français cohérent avec son passeport.
Querelle de mots ou symptôme plus profond ? Au-delà des questions de personnes, la question posée est au fond celle de la communauté nationale. Qu’en Europe occidentale trop de gens ne comprennent plus. Alors même qu’ils en vivent.
Suite…